• Ce livre est devenu Le grand classique dans le domaine du viager : repris dans toutes les agences immobilières et spécialistes (agents immobiliers, gestionnaire de patrimoine, notaires en estimation de viager Aude, juristes en droit immobilier...)

     

    Les modalités de paiement et la répartition des charges

    Il peut y avoir plusieurs vendeurs dans le cadre d'une vente en viager, dont les rentes peuvent être différentes et sont versées jusqu'au décès des deux époux.

    Une clause de rachat peut être prévue à l'acte de vente. Après le versement de la rente pendant un certain nombre d'années, l'acheteur aura la possibilité de soldé le montant restant dû.

    Quelques dispositions légales doivent être impérativement apposer telles que :
    - L'indexation de la rente
    - Les rentes impayées sont récupérer après la période de prescription qui est de 5 années.
    - Si le vendeur venait à décéder avant l'acheteur, le montant de la rente serait alors en charge à ses héritiers. Il faut savoir qu'une assurance décès peut être prévue dans le contrat.

    Concernant la répartition des charges, si le vendeur prévoit de vivre dans le bien qu'il vend, l'acheteur à la charge des gros travaux définis par l'article 606 du Code Civil. Le vendeur devra s'acquitter de la taxe d'habitation tandis que la taxe foncière devra être payée par le propriétaire.

    Il faut savoir que les parties peuvent choisir librement le partage des charges et les éventuelles réparations.

    Si le viager est libre de toute occupation les charges et autres obligations devront être assumées par l'acheteur.

    Quels sont les risques ?
    Si la vente est effectuée à un commerçant ou une personne en profession libérale et que celle-ci soit mis en faillite, le code du commerce (Article L.621-40) qui régit la liquidation des biens s'applique et la clause de sureté contenue dans l'acte, dite "clause résolutoire" devient alors inapplicable.

    La vente en viager peut s'effectuer sur une personne ou sur deux s'il s'agit d'un couple.
    Au décès d'un époux le versement de la rente continue.

    Si le vendeur venait à décéder dans les 20 jours suivant la signature du contrat, la vente sera alors caduque.

     

    le Viager (2e édition), de Igal Natan Editeur, Ellipses, 2019

     

     


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    Les critiques peuvent appeler cela un drame, et c'est certainement très dramatique pour mes standards habituels, mais je suppose que cela en dit long sur le talent de Jo Walton. Oui, elle peut faire lire un drame à un homme adulte qui aime les vaisseaux spatiaux. Et j'ai adoré Mes vrais enfants . Après tout, une grande histoire est une grande histoire. Bien sûr, les petites bribes d'histoire alternative étaient géniales, mais les passages sur ce qu'est l'amour et comment les familles travaillent ensemble et la valeur des amitiés l'étaient aussi.

     

     

     

    Aujourd'hui âgée de près de 90 ans, Patricia Cowan n'a plus besoin de se demander ce qui se serait passé si le choix qu'elle avait fait il y a plusieurs décennies avait été différent. Aujourd'hui frêle, vivant dans une maison de retraite, souffrant de démence et généralement "très confuse" comme l'indique son dossier, elle sait exactement ce qui se serait passé - ou, peut-être, simplement ce qui s'est passé - dans ses deux vies, car elle est soudainement accablée par la conscience de vivre dans deux mondes différents, avec deux ensembles de souvenirs différents - et tous deux très réels.

     

     

     

     

    Il y a tellement de choses dont je pourrais parler, des événements dans le livre, de ceux que vous avez le plus aimés, mais je ne veux pas que vous ayez tous des spoilers. Il y a plus qu'une simple histoire de portes coulissantes, beaucoup plus en effet. Et tout est bien relié à la fin. Pas trop parfaitement (dans le bon sens du terme).

     

     

     

    C'est l'une de ces lectures spéciales que vous rencontrez de temps en temps. Heureusement que vous en trouvez une une fois par an. Mais il ne faut pas s'étonner que Jo ait obtenu un score de deux sur deux pour les lectures spéciales. Vous pouvez me considérer comme un grand fan de Jo Walton

     


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    Douze ans plus tard, les Promenades dans Rome apparaissent comme un  complément, écho de six séjours romains, qui se donne aussi comme un journal couvrant deux ans, d’août 1827 à avril 1828, (« Chaque article est le résultat d’une promenade, il fut écrit sur les lieux ou le soir en rentrant » — en fait le livre a été écrit non pas à Rome, mais à Paris), mais conçu de façon plus méthodique, avec prétention à servir de guide, dont le lecteur pourrait emporter les fascicules « dans sa poche en courant le matin dans Rome ».

    Et comme nos guides modernes, Stendhal établit un programme drastique : « En cinq ou six matinées, votre cocher vous fera faire les douze courses que je vais indiquer. » Programme à peu près suivi, qui couvre la Rome antique, chrétienne et moderne, mais avec une telle liberté digressive, un tel appétit d’admiration, un tel dilettantisme que son livre prend place parmi « les meilleurs voyages en Italie » dont il dresse lui-même la liste : Forsyth, de Brosses, Misson, Duclos, Lalande (ce dernier étant celui qu’il a le plus mis à contribution).

       Voilà donc les deux textes sur lesquels intervient la création de l’éditeur pour restituer l’Italie de Stendhal : à défaut de les sonoriser des voix qui s’élevaient à la Scala, donner à voir le décor de cette permanente représentation dont la scène s’étend à toute l’Italie (hormis Venise). Le seul moyen était de faire appel aux peintres contemporains de l’auteur, connus ou oubliés, beaucoup d’anonymes, italiens et étrangers accomplissant le Grand Tour, tous apparentés dans une approche romantique du motif.

    Cela supposait un travail énorme. Quelques chiffres le disent : en trois ans 6000 œuvres consultées, 2000 recueillies, 361 retenues, provenant de 123 peintres (dont 51 italiens et 40 français), une trentaine d’oeuvres étant tirées de collections privées. Le résultat est étonnant : cette immense galerie reconstitue une Italie dont notre vision actuelle (je pense par exemple au tourisme de masse) risque de nous couper de l’enthousiasme stendhalien.

    En voyant ici la ville, ses monuments, ses places, ses rues, ses théâtres, ses salons, ses cafés, en voyant la campagne, ses ruines, ses tombeaux, ses villas, sa bucolique, on comprend mieux l’élection que Stendhal a faite de ce pays.

     


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    Il me faudrait une page pour entrer dans le commentaire de la peinture. Je ne l’ai pas. Un mot tout de même sur les peintres français. Il y a les grands, très attendus, et à profusion : Hubert Robert, Corot et Ingres. Il y a aussi, en seconde ligne, Granet et Fabre, tirés des musées d’Aix et de Montpellier, auxquels ils ont donné leur nom, selon l'ouvrage de Philippe Dagen Le silence des peintres. Il y a enfin les presque inconnus, avec de véritables révélations : pour n’en citer qu’un, Auguste Franquelin avec La Réponse à la lettre, 1827, au Louvre.

       Il faut ajouter que les Promenades dans Rome invitaient à faire place aux peintres chéris de Stendhal, dont les œuvres le faisaient défaillir dans les églises (à Santa Croce par exemple, devant les Sibylles du Volterrano : « Absorbé dans la contemplation de la beauté sublime, je la voyais de près, je la touchais pour ainsi dire. J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les beaux-arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur ; la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber ») — son musée retrouvé. Ils sont là : Michel Ange, Giorgione, Corrège, Guido Reni, Dominiquin et surtout Raphaël. Belle occasion pour l’éditeur d’oser des rapprochements qui auraient transporté Stendhal, comme de mettre en regard La Fornarina de Raphaël et la toile d’Ingres peignant Raphaël peignant la Fornarina : il s’est interrompu pour la serrer dans ses bras, son crayon renversé pour ne pas gâter sa robe.

     

                                   Ces deux livres jumelés sous un somptueux coffret et qui s’ouvrent par une préface où le beylisme de notre ami Philippe Berthier brille de tous ses feux, c’est la rencontre d’un musée, qui n’est pas imaginaire, puisqu’il habite ces pages, mais idéal, avec deux textes qui, malgré leurs limites, concourent au mythe solaire d’une Italie patrie de l’art et de l’amour — le bonheur selon Stendhal.

     

    Diane de Selliers, 712 p., en deux volumes sous coffret, 361 ill., 275 € jusqu’au 31 janvier 2003, 330 € ensuite.

     


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    Chronique du livre de Lydie Salvayre, La méthode MilaLe bonheur de lire un livre réjouissant, bien écrit, drôle, intelligent, salutaire, etc.!

    Dans La méthode Mila, Lydie Salvayre nous conte l’histoire d’un philosophe amateur et plutôt misanthrope, réfugié dans un trou perdu (Moissy, qui pourrait aisément être inclus dans La philosophie antique de Pierre Vesperini) et, qui, sans y réfléchir plus que ça, recueille sa vieille mère, impotente et grabataire. La défection du corps d’icelle et, concomitamment, de son esprit conduit le narrateur, au demeurant pas plus barbare que vous et moi, à la haïr, à la persécuter, comme il convient, hélas, quand on est confronté, physiquement, quotidiennement à la mort, sauvage et insupportable. Mais alors, arrive, dans le paysage a priori paisible de Moissy, Mila, Madame Mila, une pittoresque voyante arabo-andalouse, irrationnelle par profession, baroque par vocation et humaine par délectation.

    Une « musicienne de la vérité » comme aurait dit Nietzsche et comme dit carrément Lydie Salvayre (page 172).

     

    Alors tout bascule : l’amour, cette vieille chose qu’on croyait maîtrisée revient, doucement d’abord, puis à ciel ouvert et la vie reprend des couleurs. Celui qui en pâtit, c’est Descartes, oui, le vrai Descartes, Monsieur Cogito, Le Descartes de la pensée française, de la raison raisonnante, celui qui situe l’âme dans la glande pinéale et repasse ses chemises sur la tabula rasa, Descartes le douteur, le mécanicien du corps, le méfiant des apparences, l’hostile aux sentiment. Et à son Discours de la méthode, Lydie Salvayre oppose, férocement, sa méthode Mila, bordélique, fantasque, généreuse et poétique. C’est bien fait pour lui. Et c’est aussi bien fait pour nous, un livre drôle et savant, érudit et tendre, violent, séducteur.

     


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    Le récit, quelconque par lui-même et finissant en queue de poisson, est encadré par deux morceaux de bravoure, deux adresses à Monsieur René Descartes, follement rédigées dans la langue d’icelui et gentiment intempestives, drôlement irrévérencieuses. Un livre parfait pour conjurer le spleen saisonnier de l’automne. Au moins.

    Deux échantillons. D’abord, la première phrase :

    «  Puisque nous avons en commun, Monsieur, d’avoir été persécutés, vous par le grand Louis, les faux savants et les Jésuites, moi par ma mère, qui ne trouva jamais d’autre satisfaction que dans mon harcèlement ; puisque les méchants et les fanatiques sont allés jusqu’à nous exiler, vous à Egmond, moi à Moissy, vous enfermé dans un poêle, moi dans ma petite chambre ; puisque nous partageons vous et moi la même exécration des mascarades mondaines et ce même goût tranquille des déserts, des déserts sociaux je m’entends ; puisque ni l’un ni l’autre ne souffrons que quiconque s’avise de mordre sur nos retraites et s’en vienne piétiner nos inhumaines solitudes ; puisque nous avons tous deux fréquenté une prénommée Christine, la vôtre belle et de sang royal, la mienne rogue et ménagère ; puisqu’il n’est pas exagéré de dire que l’une comme l’autre voulurent notre mort et en quelque sorte l’obtinrent ; puisque nous considérons ensemble que l’air de Paris nous fut nocif à cause de l’aigreur qui y règne et du grand nombre de gens qui s’y épuisent en mensonges ; puisque vous avez affirmé que la raison était égale en tous les hommes d’où j’infère que la mienne égale la vôtre en largeur et en pénétration ; puisque vous avez enfin (fort imprudemment) exhorté les hommes à secouer le joug de toutes les autorités pour ne plus reconnaître que celui de la Raison, je m’autorise ici à secouer la vôtre, et pour tous les motifs sus-indiqués qui nous font frères, je vous déclare fraternellement ceci : considérable, Monsieur, est votre tort, considérable vis-à-vis du monde, considérable vis-à-vis de moi,. » (Pp. 11 – 12).

    Ensuite, l’avant-dernière page :

    « Mais moi je vous dis, Monsieur, que ce que vous appelez tyrannie, cet empire des corps déchaînés dans l’amour, je l’appelle grâce souveraine, je l’appelle illumination, force transfigurante, arrêtez-moi ou je vous balance un poème, en hexamètres, j’en suis capable. Je l’appelle ravissement, je l’appelle miracolo, voilà que je m’emballe maintenant maintenant comme un chanteur de variétés, tous aux abris !, je dégaine ma viole !, c’est que je suis dans un jour faste, je m’exalte aujourd’hui, demain je pleurerai, alors profitons-en. Je l’appelle miracle, disais-je, et ce miracle, Monsieur, ne peut être séparé de la raison comme le ciel ne le peut de la terre, comme le jour de l’ombre, comme la parole du silence, et comme vous de, devinez qui ? » (Page 221).

    On voudrait que ce texte soit dit par un bon comédien, tout seul, sur une scène vide, avec en face, dans le noir, un public de cartésiens apostats.

     


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    Une manière ludique d'aborder la sexualité, ou d'en apprendre davantage sur l'histoire de celle-ci. Mais parce qu'il reste du mystère, Juliette Nouel-Rénier fait état des recherches actuelles sur le clonage, et sur l'énigme que reste la cellule.

    Très bon ouvrage qui associe l'aspect didactique à l'atmosphère ludique ! A voir aussi dans la même collection, et du même auteur : « « comment l'homme a compris que le singe est son cousin », « comment l'homme a compris à quoi ressemble l'univers ».

    références : Comment l'homme a compris d'où viennent les bébés - Juliette Nouel-Rénier Collection « la connaissance est une aventure » éditions Gallimard Jeunesse

    61 pages, 7.50€

     






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